NON à l'initiative de résiliation - Défendre les salaires et les emplois

Défendre les salaires et les emplois

Renoncer aux contrôles sur le marché du travail ? Mettre les salaires sous pression ? Isoler la Suisse ? Non à une initiative qui nuit aux gens qui bossent.

L’initiative de résiliation de l’UDC met en danger la voie bilatérale et les mesures d'accompagnement. Son acceptation signifierait la destruction du dispositif de protection des salaires dont nous disposons – le plus important et efficace de toute l’Europe. Elle mettrait également fin à nos relations bilatérales avec notre plus important partenaire, qui assurent pourtant des débouchés à nos produits et services de haute qualité. C'est tout ceci qui est en jeu le 17 mai 2020.

Protéger les salaires !

Non à la suppression des règles sur le marché du travail

Un salaire suisse pour tout travail effectué en Suisse, indépendamment de la nationalité de l'entreprise ou de la personne qui travaille : pour faire respecter ce principe et lutter contre les abus, il faut des mécanismes efficaces de mise en œuvre, de contrôle et de sanctions. C’est ce que les syndicats ont exigé et obtenu avec succès avec les mesures d'accompagnement.

Aujourd’hui, la Suisse a le système de protection des salaires le plus développé d’Europe ! Il faut le renforcer et non le détruire comme le ferait l'initiative de résiliation.


Combattre et sanctionner les abus

Non à la remise en question de mécanismes de contrôle éprouvés

Chaque année, 40 000 entreprises actives en Suisse font l'objet d'un contrôle des conditions de travail et des salaires. Ces contrôles donnent lieu à 5000 rectifications à la hausse du niveau des salaires ! Les inspections et les vérifications sont menées dans les cantons, proche du terrain, par des organismes qui connaissent la réalité du monde du travail. Remettre en cause ce dispositif sans précédent en faveur des salarié-e-s comme le ferait l'initiative de résiliation est dangereux.


Renforcer les conventions collectives

Non à l'affaiblissement du partenariat social !

Grâce aux mesures d'accompagnement, des conventions collectives ont pu être déployées ou étendues dans de nouvelles branches où le travail précaire et les bas salaires ont longtemps été la règle, tels que le travail temporaire, le nettoyage ou la sécurité. Aujourd’hui en Suisse, un-e employé-e sur deux est au bénéfice d’une convention collective de travail (CCT). Avec, à la clé, plus de salaire, de vacances et de droits. Supprimer les mécanismes d'extension et de mise en œuvre des CCT, comme le veut l'initiative de résiliation, met en péril les conditions de travail de centaines de milliers de personnes.


La stabilité plutôt que la précarité

Non à la réintroduction des contingents et du statut de saisonnier

Nous ne voulons en aucun cas revenir à l'époque où les travailleurs étrangers n'avaient pratiquement aucun droit, ne pouvaient pas changer d'employeur, ni prendre leur famille avec eux. Ce genre de statut est non seulement indigne, mais il permet aussi l'exploitation d'une main-d'œuvre qui n'a aucun moyen de se défendre. Cela ouvre grand la porte à la sous-enchère salariale, au travail au noir et donc à l'augmentation de la pression pour toutes et tous sur le marché du travail. Telles seraient les conséquences de l'initiative de résiliation.


Préserver la voie bilatérale

Non à la suppression des accords qui régissent notre relation avec l'Union européenne

La Suisse, avec sa position au cœur de l’Europe, a toujours eu le bon sens d’entretenir des relations étroites avec ses voisins – les accords bilatéraux avec l'Union européenne en sont l'incarnation. En permettant d’exporter nos produits et services, ils garantissent de bonnes places de travail et de bons salaires dans le pays – et ce, pas uniquement au sein des branches tournées vers l’exportation. Grâce à eux, la Suisse est intégrée dans des programmes de formation, de culture ou de recherche. En isolant la Suisse, l'initiative de résiliation met le pays en danger.

Interdits et cachés – des enfants de saisonniers racontent

Le film

Jusqu’en 2002, des centaines de milliers de saisonniers et saisonnières ont travaillé en Suisse. Leur famille n’avait pas le droit de les suivre, mais cette séparation était souvent difficile à supporter. Des milliers d’ « enfants du placard » venus d’Italie, d’Espagne, du Portugal et d’ex-Yougoslavie ont ainsi vécu cachés dans notre pays. Ce film leur donne une voix.

Brochure

Tout ce qu'il faut savoir sur l'époque des contingents et la réalité des saisonniers :
  Télécharger la brochure «Inhumain et  économiquement nuisible»

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